article
--ARCHIVE, EXERCISE

Bruxelles: voyage d’etudes

source: http://www.curbain.be/download/cartecq19942014.pdf

 

Ce voyage a eu lieu dans le cadre des trois enseignements: Projet Master 1 “Projet urbain, menagement et participation”, Optionnel Master 1 “Dispositifs de participation”, Optionnel Master 2 “La participation/theorie et pratiques internationales de projet”, pendant 4 jours de 21 au 24 novembre 2010.

L’accent a ete mis, entre autres:

Sur les universités et agences d’architecture qui développent une pratique de la participation et de conseil et une réflexion retour sur ces processus : une réflexion surla professionnalisation est à entreprendre.

Sur la diversité des expérimentations et programmes de participation enarchitecture et en aménagement qui obligent à voir la diversité des possibles dans lesrelations de co-production entre professionnels, élus et habitants.

This trip took place in the frame of three courses: Master 1 Project “Urban project, development and participation”, Master 1 Project Optional “Participation Devices”, Master 2 Optional “Participation / international project theory and practice”, during 4 days from the 21st to the 24th of November 2010.

The emphasis has been, among other things, on:

On universities and architectural firms that develop a practice of participation and counselling and reflection upon the feedback of this process: a reflection on the profesionnalisation and on enterprising.

On the diversity of experiments and participation programs in architecture and development that require viewing the diversity of possibilities in relationships of co-production between professionals, politicians and inhabitants.

 

Telecharger la descriptionDownload the description.


Equipe enseignante ENSAPLV / ENSAPLV professor team:

Coordination voyage: Agnes DEBOULET, Carole GAYET, Khedidja MAMOU, Merril SINEUS

Autres enseignants impliques dans les enseignements: Emmanuel AMOUGOU, Jerome BRACHET, Luis LOPEZ, Yannis TSIOMIS, Bendicht WEBER (et autres enseignants pole ASM)

 

 

BRUXELLES : MENAGEMENT ET PARTICIPATION

compte rendu personnel

Belgique est partage en trois Regions : la Region wallone, la Region flamande et la Region de Bruxelles-Capitale. Belgique est partage en trois communautes linguistiques : la Communaute francaise, la Communaute flamande, la Communaute germanophone. Bruxelles est un des grands poles politiques et affaires internationals de Europe(UE, NATO). Bruxelles est aussi un des poles pour les flux des immigrants. Bruxelles est aussi une ville touristique. Bruxelles a aussi une rate de chommage de 25%. On voit, donc, une image complexe et contrastante pour une sorte de ville-region avec 19 communes et 1.048.491 habitants[1].

L’une des premieres choses a remarquer c’est l’image decentralisee de la ville. Elle est visible sur plusieurs cartes. Sur la carte des communes on peut observer une disposition neprioritisee, avec la ville de Bruxelles en centre-nord, mais aucune centralite, aucune evolution concentrique[2]. Sur la carte de la densite on peut voir une agglomeration plutot en taches, par exemple dans les quartiers communes XL, Molenbeek-St. Jean, St. J.N.[3]. En plus il y a aussi une sorte de disponibilite a priori des habitants, une volonte pour se reunir dans un effort publique. Cette volonte est visible, par exemple, dans la scene artistique de Brussels que est plutot bottom-up que top-down[4].

C’est dans ce contexte qu’un dispositif de participation comme Les Etats Generaux  emerge. Les Etats Generaux apparaissent au coeur de la crise d’identite Bruxelloise et qui ont comme but «interpeller le monde politique sur l’urgence de certaines questions pour l’avenir de la Ville-Région après avoir mis celles-ci en débat au sein de la société civile »[5]. Les Etats Generaux reunissent comme acteurs : le Patronat bruxellois, les reseaux artistiques, les associations citoyennes, les sindicats, mais aussi autres acteurs, et qui debattent sur les thematiques proposees par les universites de Bruxelles. Le but du processus est la presentation des plans generales de developpment qui apres generent des nouvelles strategies politiques, comme le Contrat de Quartier par exemple. Malheureusement, le pari initial sur la pluralite se fait preuve d’un semi-echec a cause de la densite des besoins[6] et qui a directione l’attention collectif (des Etats Generaux) sur l’elargissement de la scene de participation.

L’histoire du Contrat de Quartier commence en 1978 avec la lutte contre la Renovation urbaine « bulldozer ». Il s’agit d’une nouvelle philosophie du projet de ville qui trouve sa forme en 1995 au carrefour de l’Axe de confiance et l ‘Axe de reconaissance[7]. L’approche porte deja quelques principes : transversalite(logement-economie), teritorialite, pragmatisme, democratie(proximite et parcipation) et perenite[8]. Dans la Region de Bruxelles la pholosophie se materialise avec la carte EDRLR[9]. On  choisi quatre quartiers par an qui recevront la possibilite financiere de la realisation des projets. La participation se realisera par la CLDI, la Comission Locale de Developpement Integre, formee par les acteurs de chaque partie prennante[10]. Les projet doit suivre 5 principes d’action : de la revitalisation urbaine a la resilience urbaine, de l’action environmentale au service de l’urbain, prendre soin des personnes dans les lieux ou elles vivent, pas de mixite sociale sans cohesion sociale, de la consultation citoyenne a  citoyenne a l’empowerment collectif. Les types des projets sont partages en cinq volets : 1,2,3, concernant le logement, 4 l’espace publique et 5 est le volet social. Sur la temporalite, il ya une phase de 10 mois pour l’elaboration du dossier de base suivie par une phase de 2/4/6 ans pour la realisation du projet.

On est en face d’une politique solide, bien definie, avec une ossature ferme et limites fortes qui a augmente d’un buget, dans 1994, de 15 mil. euro a 66 mil. euro dans 2010. Cette politique a genere nombreux projets sur differentes specificites, mais qui, surtout, viennent de l’initiative locale. On peut, donc, voir la politique du Contrat de Quartier, comme un moyen pour la communaute d’acceder aux ressources financieres pour le developpement de leur quartier. La position la plus interessante, entre les acteurs, reste, quand meme, laquelle du techniciens : architectes, urbanistes, etc. qui gestionnent les enjeux du projet.

Une des equipes de techniciens est la Maison de quartier Bonnevie qui a ses racines dans l’ideologie du Community Land Trust[11]. Il s’agit d’un Centre de Renovation qui a grandi sur les projets de participation, comme etait le cas du Batiment « L’Espoir ». Le projet de le rue Fin a Molenbeek-Saint-Jean est un ensemble de 14 logements passifs(le premier batiment passif a Bruxelles) pour 14 familles regroupees dans l’assoctiation « l’Espoir »(2006). Les familles(la plupart d’origine etrangere ou en cours d’emancipation) ont commence les demarches en 2004 avec l’aide de la maison de quartier Bonnevie, du CIRE, de la Commune de Molenbeek-Saint-Jean et du Fonds du Logement. En juin 2007 Le Fonds du Logements ont elabore le cahier des charges et on lanse la theme de projet. L’equipe, arch. Damien Carnoy et l’Association Entrebois-de Graeve, remporte le projet en 2008. Les travaux ont ete realises en 1 an, de mars 2009 a mars 2010. Pour une periode, donc, des six ans les familles ont participe au processus de projet depuis le debut jusqu’au fin. C’est comme ca qu’un montant global de 25% est possible, mais aussi c’est comme ca c’est possible de partager l’eau chaude.

Recyclart est une ASBL cree dans le Cadre du Projet Pilote Urbain Recyclart et qui a comme axes l’urbanisme, l’art et le social. Intiallement « L’objectif central du projet était la réaffectation du site de la gare Bruxelles-Chapelle et de ses alentours, qui pendant des années avaient créés une rupture urbaine dévalorisée du centre-ville »[12] mais qui maintenant est devenu « laboratoire artistique, un lieu de création, un centre de formation pour chercheurs d’emploi, de confrontation et de diffusion culturelles, un acteur de l’espace public urbain, un lieu de rencontres et d’expérimentations. » Comme projets on note le Skate Park de la Gare Bruxelles-Chapelle, Recyclart Bar et le mobilier en bois et metal. L’approche generale du Recyclart est surtout un approche excentrique, qui ne prend en compte pas beaucoup les regles, le cahier des charges, mais qui, par contre, est toujours vers les citoyens et leur identite. On trouve la preuve de leur succes dans leur perenite et leur adaptation dans l’espace du quartier.

Periferia[13] est une association nee en Bresil ; son nom vient d’une partie de la ville ou on trouve les quartiers ou il y a les plus grosses problemes[14]. Ses projets s’inscrivent plutot dans le volet 4 du contrat de quartier, donc dans l’espace publique. Elle a comme dispositifs de participation les promenades « diagnostic », les ateliers de travail et information(a partir du diagnostic partage), les debats et reunions, les compte rendus de chaque activite. Dans le projet ils travaillent vers le contraste, entendu comme tensions entre les acteurs. Ils considerent le conflit constructif. Leurs projets se finissent toujours avec le mise en place d’une systeme de gestion pour les habitants. C’est a dire qu’ils aprennent les habitants de gestioner le futur de l’ensemble avec des ateliers[15]. Un des projets de Periferia est Cureghem qui a : 41% de la population jeune, le football comme activite sportive dominante, des espaces vides « no man’s land », problemes d’autorisation vers la Region. Le projet a trouve sa forme dans un grand amenagement de l’espace publique sur le fil d’un parcours plutot longitudinal qui coupe, ouvre est donne specificite au quartier.

Place Flagey, une des grandes places de Bruxelles, a ete pour longtemps un grand parking sauvage avec des problemes de circulation, d’identite et surtout d’innondation. C’est le contexte de naissance de l’Association Place Flagey[16] qui a eu comme but la renovation de la place respectant quelques principes : enrichir le discours politique, la participation collective, susciter la reflexion urbanistique, stimuler l’echange, donner un bon exemple d’architecture[17]. Dans ce contexte ils ont lance un concours international pour l’amenagement de la place qui a recu 96 projets. Avec les 96 projets ils ont fait une exposition pour les habitants du quartier, comme une base pour la concertation a venir. Le resultat initial a ete trop faible, donc un autre concours a ete mis en place. Il a ete gagne par Latz&Partner and D + A International. L’inauguration de la place a ete faite en juillet 2008 et le parking en 2010.

Il y a, donc, chaque fois, deux points de depart. Le premier qui vient du haut, qui donne l’ossature de la Region et du ville et le second point qui vient du bas, la volonte citoyenne. Mais c’est au millieu que cet approche genere une richesse irefutable qui se plie de plus en plus sur les besoins des communautes vers le developpement durable. On voit aussi, meme si la mesure n’est pas la meme chaque fois, la presence du debat publique(une classique forme de participation) au niveau de chaque echelle. Puis Lucien Kroll disait qu’il faut qu’on soit baigne dans l’environment des habitants et comme ca on peut concevoir pour les habitants[18].

On reste, quand meme, aussi dans l’incertitude. Les Etats Generaux n’ont pas reussi enlever que les besoins les plus frequentes(peut-etre pas les plus importantes), le Contrat de Quartier impose aussi des conditions strictes(il est aussi oriente vers le renovation), les habitants du Batiment « l’Espoir » ont fait des grandes sacrifices pour leurs logements et le parking desous la place Flagey n’a pas de protection contre l’inondation. La plupart du temps on a vu l’opinion du technicien sur le projet, une opinion necessairement subjective qui vient de l’apropriation de l’espace et qui le transforme dans un espace sentimental de la memoire individuelle. Puis le voyage d’etudes est passe tres vite et dans une maniere tres dense sans avoir, vraiment, le temps de reflechir aux informations recues.

Comme je suis plutot optimiste je vais dire que je crois dans cette philosophie, plutot je crois dans la benevolence humaine avant qu’elle soit institutionnalisee[19]. Tous les indicateurs montrent que ca marche pour le moment.


[1] apres les statistiques officiels, faites le 1er janvier 2008. 1.048.491 habitants, soit 9.8% population totale de Belgique. http://www.bruxelles.irisnet.be/cmsmedia/fr/is_2009_population_structure.pdf?uri=ff80818127978cf701279a41886a005d

[4] source: presentation Recyclart. Notes personelles apres une discussion

[6] au fin de processus du debat(tres lourd est long) seulement les besoins les plus souvent precises sont prises en compte(c’est aussi le nombre enorme des besoins). La pluralite se reduit, donc, au tete de mouvement. source: presentation sur les Etats Generaux, Ecole de la Cambre, notes personelles.

[7] source: Berger, Beugnies – Bruxelles a l’epreuve de la participation. Les contrats de quartier en exercices. pag. 13

[8] source: presentation Contrat de Quartier, Ecole de la Cambre, notes personelles.

[9] Espace de Developpement Renforce du Logement et de la Renovation. carte : http://www.curbain.be/download/cartecq19942014.pdf

[11] Il s’agit d’une autre modalite de penser l’espace qui premierement met en question la propriete et qui propose la terre comme bien commun. A partir d’ici ensuivent quelques theories commes lequelles d’Henry George, Ebenezer Howard, Ralph Borsodi, Bob Swann etc. Aujord’hui on se trouve avec 220 communautes de type Land Trust donc un systeme crystalise : la propriete de la terre est au trust, separation entre la propriete du solle et telle du bati, accesibilite perpetuelle pour les revenus les plus bas, le quartier dirige le trust, stewardship.  source : notes personelles presentation maison du quartier Bonnevie.

[14] source: presentation maison communale d’Anderlecht, notes personelles

[15] 10 seances d’atelier par an

[17] source: presentation place flagey ecole de la cambre, notes personelles.

[18] source: Lund, le Maire – Le psychodrame, les langues de chat et l’amaryllis… Interview de Lucien Kroll

[19] reference: Bacque M-H., “Action collective, institutionnalisation et contre-pouvoir: action associative et communautaire a Paris et a Montreal”, Espaces et Societe, 2005/4, 123, p. 69-84

 

LES ABATOIRS DE CUREGHREM – ANDERLECHT

compte rendu: Alexandru Senciuc, Raphael Grazziano

 


[Image 01] Les Abattoirs

  1. 1. Présentation École de la Cambre

L’histoire des Abattoirs de Cureghem commence dans le XIX siècle, dans le cadre d’une politique hygiéniste de centralisation des abattoirs, avec les halles en ossature méttalique. L’activité traditionnelle d’abattage se faisait de manière très fonctionelle, avec un espace dedié à chaque phase du processus. En 1944, Les Abattoirs ont fait fallites et sont rachetés par une famille locale qui devient plus tard la Société Abatante. Aujourd’hui on trouve Le Marché de Cureghem, un marché beaucoup plus diversifié mais qui aussi garde une continuité historique. Le Marché de Cureghem est le plus bon marché de Belgique, un marché ou on trouve aussi des produits qui d’ailleurs on trouve rarement.

Le quartier autour est consideré comme un quartier de transit, un lieu de passage dans le territoire (Bruxelles est plutôt organisé dans les dynamiques des groupes qui poussent, il n’y a pas des territoirs définis), avec un important pourcentage de(s) immigrés, mais qui, d’ailleurs, fonctionne très bien. D’une coté les abattoirs sont vus comme un lieu d’échange. De l’autre coté la relation entre les Abatoirs et le quartier est dans quelque sorte éthérée: le site est bien desservi par les axes routières (le positionement des halles dans l’axe de la rue est un bon indicateur), mais l’accès sur site se fait d’une manière difficile, soit par des entrées étroites, soit par des entrées cachées, soit simplement par la distance du station de transport en commun au site. À l’ouest du site on trouve un tissu industriel, marqué aussi par des grands commerces en construction, lorsque de l’autre coté, à l’est, on trouve un tissu urbain plus résidentiel de type îlot urbaine.

Dans les dernières années la Société Abatante a eu des problèmes avec certaines dérapages à ce qui concerne la protection des animaux et ça a été la cause de la fragmentation des activités. Maintenant, même s’il y a la continuation historique, les anciennes activités de l’abatage sont partagées dans différents lieux, aussi dehors les abattoirs (il y a aussi l’importation de la viande déjà tranche.

Le renom international du Marché de Cureghem a généré aussi une confrontation des échelles: une première échelle de proximité, qui regarde le quartier et les habitants, et une autre échelle métropolitaine, installée aussi par les événements de plus en plus souvent.

Dans ce contexte apparaît la question d’un nouveau projet: comment seront les abattoirs en 2020? Il s’agit d’un projet de rénovation des Abattoirs, commandé par la Société Abatante, qui reste toujours dans l’inconnu (un grand projet développé sans concertation, avec presque aucune information donnée au public, comme la visite du site officiel lui-même peut confirmer). Et là on se pose la question: à qui appartient les abattoirs? En fait, le terrain se trouve dans la propriété publique, mais il est loyé par la Société Abattante pour une période très longue (100 ans). On découvre la position de la propriété des Abattoirs, entre marché publique et propriété privée (il faut mentioner le programe de fonctionnement du marché commence le vendredi et se fini le dimanche. Dehors on trouve les portes fermées). C’est évident comme un tel projet peut devenir une grande source de confusion pour tout le monde.

Dans le contexte d’une transition imminente et radicale la première question qui se pose est sur la valeur symbolique de l’abattoir. Est-il important l’abattoir? Pour quoi le conserver? Soit-il mis en question de le démolir? À ces questions a repondu Justine Porcher par son étude. Elle a trouvé une raison dans la relation entre homme et animal vers l’abattage, comme type de relation essentielle pour la société (la viande constitue une des elements primordials dans la diète générale). Et les abattoirs de Cureghem ont maintenu cette relation par la continuité historique depuis son début mais aussi par leur caractère non-industriel.

La note de la fin de la présentation de l’École d’Architecture de la Cambre montre un approche sensible à l’espace mit en question. On trouve dans un espace apparemment ordinaire une nouvelle richesse en valeurs qui posent des questions très intéressantes. Les groupes de projet de l’École de la Cambre ont étudié le site des abattoirs depuis trois ans sans arriver à une conclusion fermée.

Nous avons separé les deux analyses pour montrer un paralélisme entre les différentes métodes d’arriver a connaître un espace: par la métode indirecte du projet commenté et presenté, et la métode directe de l’analyse sur site, chacune avec ses avantages. Il faut évidencier, dès le début, la différence entre les deux temporalités (3 ans versus quelques heures d’observation), mais aussi l’influence de la présentation sur nous mêmes. Nous avons eu, donc, quelques pistes à suivre, par exemple: la fragmentation du processus, la relation avec le transport en commun, le marché noir etc.

  1. 2. Compte rendu sur site

L’abattoir est divisé en plusieurs parties, comme les halles, où se trouve le marché, et autres bâtiments où se passe l’abattage. Ce processus a de problèmes de fragmentation et de cohérence entre les espaces et les activités, on voit que plusieurs entreprises fonctionnent dans le même espace, la viande ne vient toujours pas de Belgique et les animaux ne sont pas tués aux espaces prévus. Il a une mauvaise articulation avec les environs: les entrées cachés déjà cité, mais aussi la difficulté pour accéder au marché, vu que le parking dérrange la circulation. Par exemple dans la zone de carrefour de Chaussée de Mons et Rue Ropsy Chaudron on peut observer des troux dans le tissu de l’îlot (dans l’alignement sur la rue). Les troux fonctionnes comme des accès sur site. Les allées ainsi crées sont utilisées aussi comme l’espace commercial qui continue le commerce de l’intérieur des abattoirs à l’extérieur comme une tentacle. Un autre exemple est la zone du carrefour de Chaussée de Mons et Rue du Chapeau, où on trouve un autre accès, cette fois beaucoup plus caché dans la forme d’une passage sous le bâtiment. En plus, les façades sont opaques vers la ville, de façon qu’il y a zones à la proximité du marché qui sont espaces vides, comme est le cas du canal.

Le marché lui-même a une organisation pour diviser les différents produits, mais très simple dans 3 grandes zones: viande, légumes et produits universals (vêtements, batteries, cosmétiques etc.) [images 02 et 03]. Il se organise comme le marché populaire est-européen: les vendeurs qui crient les valeurs des produits pour faire la reclame, les étalages en plastique, la diversité de produits et la façon comme ils sont groupés. La nourriture doit partager son espace avec le parking, parce que les légumes sont placés à l’éxterieur des halles [image 04]. Plusieurs types de produits (comme vêtements, cosmétique, ménage etc.) se trouvent à l’intérieur des halles, et la viande n’est rencontré que dans les annexes. L’odeur des nourritures est fort, ce qui indique sa qualité et sa fraîcheur. Le commerce de ce marché est plutôt non-industriel, ce qui est important par rapport aux nouveaux abattoirs qui possèdent un équipement beaucoup plus performant. Il faut dire aussi que les revenus, peut être du a cette non-industrialisation, sont bas: les vendeurs gagnent 150 euros par weekend (vendredi, samedi, dimanche), et les bouchers, qui ont un travail plus dur, 300 euros (données d’un entretien avec un boucher).

[Images 02 et 03] La diversité de produits

[Image 04] Le marché partage l’espace avec le parking et la livraison

Le quartier de l’abattoir a des cotés opposés: une de vie et beaucoup de commerces, autre où on ne rencontre personne. Ceci est le cas du canal, qui a un rapport totalement différent avec les habitants si on pense par l’exemple de Paris. À Bruxelles, le canal est plutôt un espace de circulation où on trouve des avenues importants. Les commerces et institutions aux quais du canal n’ont plus de rapport avec lui [image 05]. On trouve aussi dans cette région beaucoup de terrains vides, problème qui est déjà discuté par la mairie comme on a vu en la visite du deuxième jour [image 06]. En plus, on a rencontré le Contract de Quartier Conseil, qui répresent l’investissement public en la zone [image 07].

[Image 05] Le canal et les uses des environs: aucun rapport avec les habitants

[Image 06] Terrain vide aux environs du marché

[Image 07] Le Contrat de Quartier Conseil

Malgré la distance du centre de Bruxelles, il y a une bonne desserte de transport. Il est fait par bus (en voies séparées à la Rue Chausée de Mons), et deux stations de métros qui sont proches: la Delacroix et la Clemenceau (lignes 2 et 6).

Néanmoins, on ne peut pas parler qu’il manque des activités économiques dans le quartier. On rencontre un commerce fort sur la Rue Ropsy Chaudron qui dinamise la zone, vu que le marché des abattoirs ne fonctionnent qu’à vendredi et au weekend. Il y a plusieurs restaurants et cafés de spécialité traditionnelle et régionelle, en relation directe avec les immigrés dans le quartier. Il faut noter que plusieurs ont informations écrits en la langue materne des immigrés et propriétaires, mais pas dans les langues officielles de la Belgique [image 08]. Par contre, on ne peut pas trouver des banques à la proximité du marché: selon une discussion entre les étudiants, ça serait le résultat du flux discontinu du public par rapport à la semaine, un flux qui est beaucoup plus fort pendant le weekend.

[Image 08] Un restaurant roumain écrit en la langue materne

Autour des abattoirs, plus précisément dans les zones les plus agglomérées, on trouve aussi le marché noir de biens de vice:  notamment les cigarettes et l’alcool qui ont normalment un prix normalment fort augmenté (on a paye par exemple 2,50 euros pour un pac qui dans le magasin coûte 4 ou 5). En long de la rue Heyvaart on trouve aussi beaucoup des garages, un indicateur de l’échange des voitures, mais qui n’ont pas le signalétique, fait qui montre soit dans la direction de l’illégalité soit dans la direction d’une affaire qui reste dans le quartier comme une sorte d’activité specifiqué.

Selon l’entretien avec un vendeur roumain, il y a des gens de tous le lieux et pouvoirs économiques, attirés par les prix mais aussi par la diversité et qualité des produits, comme par exemple les types de viande qu’on ne peux guère rencontrer. Cependant, on peut dire que, par l’observation du public, le marché est plutôt populaire. Les commerçants, par contre, sont en la majorité immigrés, et vient de pays avec conditions économiques plus dures. De ce fait, ils sont satisfait avec leurs affaires, malgré le besoin d’habiter en quartiers plus distants ou dans la campagne, vu que les loyers dans le quartier Cureghem sont trop chers pour eux.
On revient au point de départ par la mise en question de la notion de propriété sur les abattoirs, entendue comme autorité suprême sur l’administration de l’espace. Mais ici la question tend de prendre plus que simples arguments de la loi. Ici on parle aussi de la mémoire de la collectivité: l’image du marché dans le centre du quartier. Il s’agit aussi d’une forme de commerce qui est dans un très fragile équilibre et qui est directement liée au prix, plus précisement au prix plus bas. La rénovation vient avec la démolition (donc l’arrêt pour une certaine période du marché) mais aussi avec le changement ultérieur des conditions de travail, d’atmosphère, de confort. La plupart du temps la rénovation, un investissement, attire l’augmentation des prix. La diversité, l’unique et la qualité des produits sont aussi les caractères definitoirs pour le marché des Abattoirs, des motifs pour que les gens viennent au marché.
Le projet de rénovation apparaît à la volonté de la Société Abattante. Si c’est pas claire dans quelle mesure le terrain appartient a la Société Abattante et au public, un fait est clair: il appartient aussi à l’une que à l’autre. Et pour ce motif qui est très simple en fait le projet doit être réfléchi mais aussi financé d’une manière partagée.
Par contre l’idée quasi-finale du groupe de projet de l’École de la Cambre qui ont mis comme priorité la conservation du bâtiment des halles, nous mettons comme priorité la conservation du type principale de commerce defini par les trois qualités générales: diversité (et specificité), qualité, bon marché. Le quartier du Cureghem est un quartier de passage où la plupart des habitants se trouve dans la première géneration d’immigrants. Ils connaissent, peut-être, moins l’histoire et la culture de l’espace qu’ils occupent et plus l’histoire et la culture maternelle. Les abattoirs deviennent, donc, un lieu d’échanges entre toutes ses cultures.

 

About alexandru senciuc

I am an architect in the pursuit of research and innovation in collective intelligence and healthcare planning. Currently, I work as an architect at Medical Architecture and a MPhil/PhD Student at the Bartlett School of Architecture, University College London.

Discussion

Comments are closed.

Network

LinkedIn
twitter
google-scholar-logo
google-scholar-logo
academia-edu-logo
images

© alexandru senciuc

all rights reserved, unless otherwise stated.
%d bloggers like this: